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Nauders (Autriche) – Lac de Garde (Italie) à vèlo : le détail jour par jour

 Jour 0 : Arrivée à Nauders à la frontière italo-autrichienne  .

Jour 1 : Nauders – Schlanders (env. 53 km) .

Jour 2 : Schlanders -Meran -Bolzano (69 km)

Jour 3 : Bolzano – Trento (61 km)

Jour 4 : Trento -Rovoreto – Mori – Riva del Garda – Arco  (env. 53 km) . 

Jour 5 : ballade sur le lac – visite de Riva del Garda et du château de Scaliger à Malcesine

Jour 6  : Retour en bus sur Nauders, et retour définitif vers Haguenau.

Jour 0 : on arrive

Nauders n’est qu’à 500 km de Strasbourg mais il faut les 6 heures pour y arriver (inclus les pauses pipi de ces dames et la pause syndicale)

 

Ce charmant patelin autrichien à 1400 m d’altitude n’est pas connu pour ces innombrables fontaines, ni pour sa très belle décoration de l’autel à l’église,

 

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mais plûtot pour cuisiner le plus grand « Wienerschnitzler d’Autriche » ( enfin c’est ce qui est écrit sur le panneau !)

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ce qui doit aussi être d’après moi le plus grand d’Europe voir du monde  car je vois mal ce trophé être détroné par le restaurant autrichien de Calcutta ou celui de Buenos-Aires. Bon faudra vérifier histoire de ne pas faire de pub mensongère .

Bref , je joins la photo de ce méga plat en format 800 x 600 pixels des fois que vous ne me croiriez pas.

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Il fallait avoir un appétit lepaigien pour terminer ce morceau. Ce qui fut le cas.

  

Jour 1 : Nauders (Autriche )- Schlanders ( Italie ) 53 km. 

On est le 25 mai 2013.

 Il fallait avoir un appétit lepaigien pour terminer ce morceau. Ce qui fut le cas.

La météo du mois de mai est connu pour son côté versatil voir rebelle, météorologiquement parlant.

 Mais cette fois, cela dépasse de loin les prévisions les plus pessimistes de Louis Bodin sur RTL.

 Car ce matin sur Nauders, il neige, il fait 6°C et la brume nous rappelle qu’on aurait mieux d’écouter Monique et de prendre un aller simple pour les Maldives. Bon, c’est vrai que faire du vèlo aux Maldives, c’est pas connu pour être un must dans les écoles de cyclistes.

 

 

 

 

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Mais, Dieu merci, le petit dèje au « Montanara » est à la hauteur des espérances de mes belles soeurs, grandes connaisseuses des petit déje.

 

On se prépare dans la bonne humeur

 

 

 

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Bon la petite dernière pour la route (le blaireau à droite c’est moi …) 

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Et hop on se casse ; d’ailleurs il a suffit de menacer le ciel d’un chant grégorien entonné par Jean-François que celui-ci s’éclaircit.

On passe devant le château de Nauders et le « Reschenpass ».

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Auf wiedersehen  et bonjourno ……euh non guten Tag car au Tyrol du sud, on parle allemand depuis en fait toujours …

 

Histoire du Tyrol du sud

L’ensemble de la région était autrichienne jusqu’en 1919, quand elle fut rattachée à l’Italie à l’issue de la Première Guerre mondiale. Le territoire fut rebaptisée Venezia Tridentina. Le régime fasciste essaya d’italianiser la population de langue allemande, mais sans succès. Au même moment, il favorisa une immigration italienne massive.

Quand l’Allemagne nazie annexe l’Autriche en 1938, un grand espoir renaît. L’Allemagne est au Brenner! La propagande nazie se répand aussi au Tyrol du Sud. Mais comme Hitler a besoin de Mussolini comme allié dans ses entreprises; il ne va pas se fâcher avec lui pour quelque 250 000 Allemands. Pas question d’annexer ce territoire. La solution est trouvée: ce sera l’OPTION, qui va déclencher un drame et déchirer les familles. La question est simple et difficile à la fois pour une population attachée à son terroir. Faut-il rester allemand en abandonnant son terroir millénaire, en s’installant ailleurs, (et pas nécessairement dans le Reich, il est question de la France-Comté (Besançon, ça sonne comme Bozen, non, et puis il y a des vaches, des montagnes, dans le Jura…), et même de l’Ukraine ou de la Bessarabie. Et l’on fait croire à ceux qui veulent rester qu’ils deviendront Italiens et qu’ils seront dispersés sur tout le territoire italien. Ce serait donc la solution finale du problème sud-tyrolien, la purification ethnique « propre ». En fin de compte, 86 % des Tyroliens du Sud sont favorables à l’option « Heim ins Reich ». Et l’évacuation commence dès 1939. Ceux qui restent (« Dableiber ») sont considérés comme des traitres et livrés à la vindicte publique. Au total, ce seront 75 000 Tyroliens qui partiront, vers le Tyrol du Nord, Salzbourg et la Bavière. Mussolini cherche à freiner le mouvement en promettant que les « restants » resteront dans le Haut-Adige. Puis l’effort de guerre qui nécessite des trains pour les troupes et finalement le renversement de Mussolini en 1943 arrêteront l’hémorragie. L’Italie devenant pays ennemi et occupé, les Allemands restants sont enrôlés dans des bataillons de police allemands, au mépris du droit des peuples. Quand à ceux qui ont opté pour le Reich, ils ont été automatiquement enrôlés dans la Wehrmacht, comme les Alsaciens-Lorrains.

Après la Seconde Guerre mondiale, le Haut-Adige resta à l’Italie, mais les Alliés imposèrent à l’Italie un traité de protection de la minorité de langue allemande, octroyant une vraie autonomie à la province de Bolzano (Accord De Gasperi-Gruber, 5 septembre 1946). Le président du conseil italien, Alcide de Gasperi, originaire de Pieve Tesino en province de Trente, voulut élargir cette autonomie à ses concitoyens. Ainsi fut créée la région Trentin-Haut-Adige, où les Italiens étaient majoritaires, rendant impossible l’auto administration des Tyroliens du sud. Pour cette raison et par l’arrivée d’autres immigrés italiens, l’insatisfaction de la population allemande crût et culmina dans les années 1960 avec le mouvement terroriste du BAS (all. Befreiungsausschuss Südtirol – Comité pour la libération du Tyrol du Sud), pour obtenir la réunification du Tyrol au sein de l’Autriche. Au début, les actions étaient dirigées exclusivement contre les biens (monuments fascistes, lignes électriques) et non contre les personnes. À la suite de l’action des carabiniers et de la justice la lutte se durcit coûtant la vie à une vingtaine de personnes entre les forces de l’ordre italiennes, la population italienne et la soi-disant résistance autochtone.

En 1972, un nouveau statut d’autonomie entra en vigueur. La plupart des compétences législatives et administratives ainsi que les ressources financières ont été transférées de la région Trentin-Haut-Adige aux deux provinces de Trente et Bolzano.

 

 

 

 Graun  ou l’histoire du village englouti

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Je me suis interessé à cette histoire et j’ai trouvé sur un site les explications suivantes

 

 

Histoire du village englouti

 

 

 

 

Traduction  : La tragédie du lac de Resia 1949-1950

Pour la production d’énergie électrique les villages de Curon Venosta, Resia (en partie) ainsi que les anciens hameaux de Arlund, Piz,Gorf, et Stockerhöfer (San Valentino) ont été engloutis et supprimés. Un énorme lac artificiel de 677 hectares fut créé, détruisant violement une colonisation quasi millénaire et le contexte culturel du haut plateau du col Resia.

En 1939 le premier projet italien de barrage sur les lacs naturels Resia et Mittelsee (+5 m) fut modifié par le régime fasciste de l’époque à 22 m (+17 m). Tout cela s’est fait sans en informer la population, sans enquête légale et encore moins écologique.

Les habitants furent contraints à l’expropriation sans indemnisation, et à émigrer ou se déplacer, « au nom de l’intérêt national pour le renforcement de l’industrie nationale ».

La seconde guerre mondiale retarda les travaux. Des investisseurs suisses vinrent palier aux difficultés de financement de la société gestionnaire après la guerre. En 1949 la première énergie produite en hiver fut livrée à la Suisse, pour rembourser le capital.

Le Haut-Adige et les communes concernées étaient impuissantes. A cause du régime fasciste de 1923 à 1952 les communes n’ont eu aucun représentant élu (conseil municipal, maire). C’est seulement depuis 1948 que le Haut-Adige a un conseil provincial élu.

Pendant l’été de 1950 tous les constructions furent dynamités et inondés, les habitants forcés à émigrer ou se réfugier dans un village de baraquements pour une durée de 2 ans. La tour romane datant du XIV ème siècle fut laissée sur place pour des raisons de préservation architecturale. Pendant les années suivantes et jusqu’en 1973 l’administration du Haut-Adige a effectué d’importants travaux d’assainissement et 35 hectares de terres furent gagnés sur la superficie du lac.

Conséquences 70 % de la population a émigré 181 maisons et édifices agricoles dynamités 514 hectares de terres agricoles perdues – 70 % de bétail

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Bon finalement, c’est quoi qu’on fait en vèlo ?

Eh bien on suit l’ADIGE (nom french qui provient de l’occupation napoléonienne ) ou l’ Etschental

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Hi,Hi  Jean-Francois qui perd son pérêt : on rassure le cycliste , ce n’était pas un ovni.

 

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Quelques vestiges vieux et moins vieux avec la pause

 

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Avant d’arriver à Graun (que je regrette de n’avoir pas visité) mais bon on s’attarde pas vu que ce sont les français qui ont incendié Graun en 1799 et on a pas envie de finir sur un bucher …

 

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Allez on continue des fois sur des « schotten weg », chemin non goudronné.

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L’Adige s’élargit

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Avant d’arriver à l’immense verger tyrolien avec ces 5 Millions de pommes sur 18000 hectares ; et pourquoi là ?

Je pense que cela est du essentiellement aux 300 jours d’ensoleillement avec 1200 heures de soleil.

En retard cette année, les pommes !

 

 

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Bien sur, le groupe peut être en proie au doute…

 

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Mais on voit le bout du tunnel…

 

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On dort à Schlanders, petite ville sympa, avec une zone piétonne. On a pas pu empêcher Jean-François à continuer à s’entrainer sur le vèlo du fils du patron.

 

 

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Jour 2 Schlanders -Meran -Bolzano (69 km)

Le départ d’une étape fait toujours l’objet d’une vérification minutieuse de matériel

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et d’un checking des fonctions élémentaires

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et de considération écologique

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 La route continue à travers les pommes, en goûtant du jus de pomme au miel.

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Un train pouvant en cacher un autre…………..

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Art agricole ?

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Un château

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Une retenue d’eau

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Puis VERANO

Cool Jean-François…

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Francese ?
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Si, Senor ,mais comment vous m’avez reconnu ?
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Ne me faites pas rire pendant que je mange mon babibel !
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MERANO

 Visite  en solo du centre de MERAN en bravant une côte à 35 % grâce à mes mollets d’acier…

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Un chemin de « Sissi » (un de plus …) et sur la droite un ancien commerce qui montre qu’à un certain temps, on parlait allemand ici.(« Gemischwaren…)

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Comment savait cette Pizzéria qu’ on était avec Roland ?? La nouvelle s’est vite répandue !

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P1040989Gare aux inondations !!

 

 

 La route suit la voix ferrée et on  arrive tranquillement à Bolzano mais pas sans avoir fait un méga détour ( vous nous connaissez non ??)

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P1050002 C’est quoi cet hôtel introuvable sans charme??

Réponse : c’est ça ou le foyer Sonacotra !

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Jour 3 : Bolzano – Trento (61 km)

Après une nuit difficile dans ce dortoir de phtisique, on décide de se séparer : je parle de notre groupe et pas de notre couple. Big Smile

Car il y a 2 routes : l’une difficile et pentue qui passe par la route des vins, l’autre toute droite et plane qui relie Meran à Trento. De plus, on va en profiter pour visiter le musée archéologique de Bolzano. Il s’agit d’abord de rejoindre le centre car il y a qq km de notre taudis au centre de Bolzano.

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Le musée archéologique est en plein centre  cela vaut vraiment le détour

http://www.iceman.it/de

Ci dessous un intéressant article du Point .

Cliquer ici pour en savoir plus

Les mystères de l’histoire – La malédiction d’Ötzi

ParFlorence Colombani (Article du POINT 13/08/2012)

Un archéologue britannique disait que la première chose à faire en cas de découverte importante était… d’allumer une clope. Monsieur et madame Simon, eux, se sont précipités chez les gendarmes. Le 19 septembre 1991, ce couple d’alpinistes découvre, à la frontière austro-italienne, sur un glacier culminant à 3 200 mètres, un cadavre émergeant partiellement d’une langue de glace. Le lendemain, les gendarmes se rendent sur place et comprennent vite que le cas n’est pas de leur ressort. Le sujet n’est pas habillé comme un alpiniste ni comme un dandy. Il porte des vêtements loqueteux, faits de peaux de bête et de tissus en fibres végétales tressées. La mort n’est pas récente. La peau est momifiée. À côté de lui se trouvent encore un arc et quelques outils, dont une belle hache de cuivre.

Vingt-quatre heures s’écoulent entre l’intervention des Simon et celle des gendarmes. Entre-temps, des randonneurs peu scrupuleux profanent les lieux. L’arc est cassé, puis fiché dans la glace comme un vulgaire bâton. Le couteau que la momie tenait dans la main disparaît. Ses habits, faits de pièces rapiécées, sont déchirés. L’homme des glaces n’en a pas fini avec les vivants. Son corps est dégagé des glaces par un marteau-piqueur à compression. Avant que les scientifiques n’interviennent, le voilà déjà amputé d’une partie du fessier et d’une cuisse. Puis, à bord de l’hélicoptère, c’est son bras, fragilisé par le gel, qui se brise. Au début, on pense, vu ses proportions, que c’est une femme. Lorsque le corps est exhumé, pas de seins qui pointent, mais quelque chose qui ressemble à des organes génitaux.

Des origines corses ou sardes

La momie congelée est transportée à l’institut médico-légal d’Innsbruck pour être expertisée par Konrad Spindler, professeur d’archéologie. L’homme des neiges est baptisé Ötzi, non pas en hommage au chanteur autrichien DJ Ötzi, mais au massif de l’Otztal dans lequel il a été retrouvé. Une enquête passionnante commence alors pour les chercheurs. Ötzi n’est ni un montagnard récemment décédé ni une momie égyptienne transportée là pour un canular, comme on l’a cru un temps. C’est un homme d’environ 45 ans du début de l’âge de bronze, vieux de 5 300 ans, dont les origines pourraient être corses ou sardes. Il porte des incisives très écartées, type « dents du bonheur », une barbe, une amulette autour du cou et des poux, congelés en même temps que lui. D’une morphologie athlétique, son état de santé n’est pas folichon. Plusieurs côtes sont en voie de consolidation. L’examen des cheveux révèle une névrose, et l’analyse du seul ongle récupéré une anomalie caractéristique d’un stress intense. Il ne digère pas le lactose. Son estomac est infesté d’oeufs de trichine, un parasite intestinal qu’il soignait avec un champignon retrouvé dans une bourse en cuir. On retrouve également des bactéries du genre Borrelia, traces possibles de la maladie de Lyme. Ses poumons sont encrassés par la fumée des feux de camp. La présence de trois calculs biliaires indique un régime riche en protéines. La veille de sa mort, il a mangé de la chèvre sauvage.

Son état de conservation est stupéfiant. Même ses yeux marron sont préservés. Mais un détail cloche. Où est donc passé son pénis ? Questions et rumeurs alambiquées vont s’enchaîner et déclencher fantasmes et comportements pour le moins étonnants. Konrad Spindler, chargé de l’enquête scientifique, est soupçonné, un temps, d’avoir dérobé l’attribut. On raconte qu’une bête sauvage l’a dévoré – l’attribut, pas Konrad. Ou encore qu’il a été vendu à un collectionneur de sexes préhistoriques. Une autre hypothèse avance qu’Ötzi, pris en flagrant délit d’adultère, aurait été émasculé par le mari trompé. Finalement, quand le rapport d’autopsie paraît en 1993, on apprend que les organes génitaux d' »Hibernatus » sont bien en place et intacts. Simplement, la glace en avait singulièrement réduit les dimensions. Peut-être va-t-on aussi retrouver du sperme utilisable, puisque congelé comme dans une banque du sperme ? La machine médiatique s’emballe. Des Autrichiennes veulent se faire inséminer et porter l’enfant d’Ötzi. Un magazine homo viennois Lambda-Nachrichten révèle que la semence n’est pas dans les testicules, mais dans le rectum. Ötzi est promu icône préhistorique gay. En fait, les scientifiques n’ont jamais cherché de sperme dans le rectum pour la simple et bonne raison qu’ils ne l’ont jamais trouvé. Sans doute a-t-il été détruit par un coup de burin fatal. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne contenait pas de sperme.

Un véritable arsenal

Ce que faisait Ötzi sur le glacier autrichien de Similaun reste un mystère, mais ce qui est certain, c’est qu’il était équipé pour une très longue randonnée. Il a trouvé la mort un jour d’automne, car il avait emporté entre autres provisions des prunes sauvages que l’on cueille en cette saison. Il était en possession d’un véritable arsenal. On a retrouvé auprès de son arc – très long – quatorze flèches, dont deux apprêtées pour le tir, un poignard à lame de silex et un nécessaire pour allumer le feu. Son habillement à base de peaux de chèvre et de cerf ainsi que de fourrure est parfaitement adapté à la vie en montagne. L’analyse du corps, des vêtements et de l’outillage a permis de recueillir de précieux renseignements sur la vie quotidienne, les coutumes et les croyances à l’âge de bronze. À l’époque, les « décalcos » de Malabar à coller sur le revers d’une main n’existent pas encore, mais les tatouages sont des pratiques courantes. Les siens, encore visibles de part et d’autre de sa colonne vertébrale ainsi que sur ses jambes, sont intrigants. Ils se présentent sous la forme de traits et de croix. Leur vocation pourrait être thérapeutique et magique. Les radiographies montrent en effet que le sujet souffre d’arthrose aux points localisés par les tatouages. Ötzi a succombé à une mort violente, probablement lors d’un combat. Quand il a été retrouvé, son bras était levé devant lui, comme un geste de défense figé dans la mort. Il portait une blessure dans le dos, causée par une pointe de flèche qui a traversé l’omoplate.

Plusieurs hypothèses se sont succédé pour expliquer sa mort. Malgré la présence d’une gibecière, la chasse n’était pas le but de sa virée en montagne. Les uns y ont vu un berger qui aurait été pris dans le blizzard, car il a été retrouvé près d’un chemin de transhumance. Hypothèse infirmée par l’absence d’excréments d’un troupeau. Les autres, un forgeron ambulant et guérisseur qui aurait dû fuir après un échec : mais comment expliquer sa blessure à la main ? Ou encore un chercheur de cuivre, voire un chaman dont la sépulture aurait été placée sur une plate-forme rocheuse. Sa mort ressemble à une gravure qui figure sur un menhir contemporain d’Ötzi, dans laquelle on voit un homme abattu de dos par une flèche. Le corps aurait alors coulé avec le glacier, lové dans ce courant solide qu’un vent de sable hivernal de type foehn a fait fondre, révélant le corps congelé et déshydraté.

Sept morts en 14 ans

Mais, fait bien plus étrange que les circonstances de sa mort, cette momie, jaillie des profondeurs de la protohistoire, va porter en elle comme une malédiction. Plusieurs personnes liées à sa découverte, puis à son étude, trouvent la mort dans des circonstances que les médias estiment mystérieuses et inattendues. Victimes d’une vengeance sacrée, semblable à celle qui frappa les profanateurs de Toutankhamon ? Helmut Simon – le touriste allemand qui a découvert la momie -, trouve le premier la mort en 2004, dans cette même montagne, au cours d’une randonnée, à un jet de salive du lieu de l’extraction d’Ötzi. Dieter Warnecke, guide de haute montagne parti à la recherche d’Helmut, décède d’une crise cardiaque. Gunter Henn, chef de mission scientifique, le premier à avoir filmé la momie, meurt dans un accident de voiture alors qu’il se rend à une conférence sur le sujet. Le guide de haute montagne Kurt Fritz qui l’aidait au tournage et accompagnait le journaliste Rainer Hölz auprès de la momie est emporté par une avalanche. Le journaliste est frappé d’une tumeur au cerveau. L’archéologue Konrad Spindler, le premier à étudier la momie, avait déclaré : « La prochaine victime, c’est moi. » Il meurt d’une sclérose en plaques. Enfin, Tom Loy, le dernier de la liste, spécialiste en chimie moléculaire, perd la vie en 2005 d’une infection du sang, alors qu’il travaille au décryptage de l’ADN d’Ötzi, dont il a manipulé les structures les plus intimes. Soit, au total, sept morts suspectes en 14 ans !

Tous les morts n’ont pas été en contact direct avec la momie et les circonstances de leur mort n’ont rien de surnaturel. Les imaginations les plus fertiles vont alors penser que la momie aurait pu véhiculer avec elle un virus ou des bactéries propres à expliquer au moins les morts par maladie. Celle de Ramsès II fut attaquée soudainement par des bactéries et des champignons toxiques pour les poumons, nécessitant un long traitement en France. Or, Ötzi est une momie naturelle, congelée après sa mort, et non momifiée selon les rites traditionnels. On voit mal comment des spores de champignons congelés auraient pu déclencher une sclérose en plaques. Par ailleurs, pourquoi Juanita, la momie inca, découverte en 1995, n’a-t-elle pas frappé de sa malédiction ceux qui l’ont réveillée sur le mont Ampato à 6 380 mètres d’altitude ? Comme Ötzi, elle est morte d’une mort violente et avait de bonnes raisons de se venger : elle n’avait que treize ans lorsque des cinglés l’ont jetée, vivante, dans le volcan en éruption pour apaiser la colère des dieux.

La vision d’une momie met mal à l’aise, car c’est un cadavre avec encore un visage humain. Pour l’anecdote, il y a trois ans, au cours d’un voyage dans l’Ouest égyptien, nous sommes tombée nez à nez avec une momie extrêmement bien conservée que des pilleurs de tombes avaient balancée sur le chemin comme un vulgaire tas de fagots. On s’est bien gardée de rapporter dans nos bagages un bout de bandelette, en guise de souvenir

Et voici la momie ÖTZI ( photo internet car pas de photo possible )

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En fait il était comme cela.

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Sa mort serait dû à une flèche, Fabienne qui a vu la Radio confirme.

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Quelques vues de Bolzano

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Fabienne est en grande forme , je n’arrive même pas à la photographier

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Un pont et un tunnel plus tard,

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On est sur une merveilleuse petite route qui surplombe Bolzano

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Les vignes ont une structure similaire mais visiblement avec une densité plants/hectare plus importante ; Il existe aussi des vignes en terrasse

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Pause à Saint-Michel, où nous décidons non pas de boire du cidre mais un coup de pinard. Nous devons confisquer la bouteille à  Monique, histoire de ne pas avoir de problèmes avec le beauf en rentrant

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On a gouté le rouge : mouais ….

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Suite du parcours où les gonzesses ont essayé de me semer : peine perdu !!

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On passe par les villages de Traminer qui doit être à l’origine du nom de cépage alsacien.

Cliquer ici pour en savoir plus

Le Gewurztraminer a une étymologie particulière, qui tient à la fois de l’allemand Gewürz (épicé) et du Savagnin Rose (le Traminer), un plant de vigne qui en mutant a donné le Gewurztraminer. Le cépage originel provient de la région de Tramine, autrefois ville de l’empire austro-hongrois, mais aujourd’hui italienne. Après son introduction en Alsace en 1870, il s’est acclimaté d’une façon particulière en devenant plus épicé, pour devenir le Gewurztraminer, et remplacer peu à peu le vieux Traminer.

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Le cyclotourisme a ça de sympathique il  permet un échange souvent fructueux et réciproque sur les trajets et directions à prendre.

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Arrivée sur TRENTO après un méga détour

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On est en Italie et le soir, on mange quoi déjà ?

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et au dessert ?

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